Xavier Giocanti, président de l'association Entrepreneurs en zone franche de Marseille (EZF 13), revient sur les conséquences de la décision prise en commission mixte paritaire.
Quelle est votre réaction et celle des entreprises installées dans les zones franches de Marseille?
Ces derniers mois, nous nous sommes tous mobilisés pour alerter l'État. Ce qui a forcément eu pour conséquence d'affoler un peu tout le monde... Aujourd'hui, j'estime qu'il faut tourner la page, et rétablir la vérité: les zones franches ne sont pas mortes. Nous avons sauvé les 3/4 des avantages. Bien entendu, certaines entreprises installées en zone franche sont directement touchées par la décision de la commission mixte paritaire, mais elles ne sont pas nombreuses. Il reste énormément d'avantages à s'installer en ZFU, notamment pour les petites sociétés. Il est vrai que nous avons pris un coup sur les exonérations de charges salariales, mais les avantages fiscaux, eux, n'ont pas été touchés. Je ressens une inquiétude très forte chez les entreprises installées en zones franches marseillaises, car elles n'ont pas forcément compris la réalité des choses. Nous avons tapé dans la ruche, et il nous faut aujourd'hui composer avec la situation. Nous n'avons certainement pas fini de faire le bilan de cette mesure...
Comment les entreprises qui envisageaient de s'installer en ZFU perçoivent-elles la nouvelle situation ?
Elles sont globalement dans l'incertitude, car elles sentent un risque. Il est vrai que nous affrontons une situation difficile à bien des égards. Les sociétés les plus impactées par cette mesure sont en effet celles qui désiraient employer des salariés bien rémunérés, et s'installer dans des locaux de qualité. Ce qui implique un effet cascade pour les promoteurs immobiliers. Certains commencent d'ailleurs déjà à refaire leurs calculs.
Comment, désormais, rétablir la confiance, et maintenir l'attractivité des ZFU?
Le plus important est d'éviter que les entrepreneurs restent sans réponse, ou sur des malentendus. Nous demandons une action officielle des pouvoirs publics. Qu'ils montrent qu'ils croient encore en ce dispositif. Notre message se veut positif: après la tempête, certes, le cap a légèrement dévié, mais le bateau flotte toujours, et on pourra encore y embarquer sans problème jusqu'en 2011. Les ZFU restent sans aucun doute le dispositif le plus intéressant pour les entreprises.









