LA
ZONE FRANCHE URBAINE
La ZFU est la fierté
de Jean-Claude GAUDIN.
Pendant son passage au ministère de la ville
en 1996, l'actuel maire de Marseille l'a créé
en novembre dans le cadre du Pacte de relance de la
ville.
La ZFU s'est affirmée comme l'un des 2 projets
de développement économique fort de la
ville, aux côtés d'Euroméditerranée
( opération d'aménagement urbain d'intérêt
national ).
LOCALISATION
La ZFU de Marseille couvre
plus de 200 ha constitués de 3 noyaux
Villages
traditionnels :
-
St André
-
St Henri
-
St Antoine
Des
logements collectifs :
-
la Bricarde
-
La Castellane
-
Plan d'Aou
Et
de réserves de terrains :
-
le village d'entreprises de St Henri
-
une partie de la ZAC de Saumaty-Séon
Les quartiers ont connu une industrialisation
massive au XIXème siècle lié aux
extensions du port qui ont favorisé l'installation
de grandes usines. Mais au XXème, ces entreprises
ont peu à peu disparu et le port s'est déplacé
vers Fos sur Mer.
Entre les années 1960 et 1980, Marseille a connu
un desserrement industriel important : la ville comptait
environ 44% des effectifs industriels des Bouches-du-Rhône
en 1975, contre 37% en 1990.
Les pertes ont été considérables
pour les établissements de plus de 50 salariés
: leur nombre a diminué de moitié dans
le secteur de l'industrie entre 1985 et 1994. La zone
industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer a, dans un premier
temps, attiré les activités sur les rives
de l'Etang de Berre dans les années 1960, mais
en 1970 et 1980 les entreprises se sont dirigées
respectivement vers Aix et les Milles, puis vers Aubagne
et Gémenos.
Afin de lutter contre cette perte considérable
d'industries, les acteurs locaux ont délimité
toutes sortes de périmètres consacrés
à l'accueil d'activités.
La zone franche Urbaine de Marseille fait partie de
ces initiatives.
Pour
plus d'informations législatives : http://www.ville.gouv.fr/
QUELQUES CHIFFRES
ETABLISSEMENTS :
En janvier 1997: 668 établissements
En juillet 2002 : 1969 établissements
Soit 1 301 nouvelles entreprises, dont : 50% de créations
pures, 37% de re-localisations, 13% de mouvements internes
à la ZFU.
Sites
d'installation :
Dans leur grande majorité, ces nouveaux établissements
se sont implantés dans les noyaux villageois
de St André, St Henri et St Antoine (69,4%),
le solde se répartissant entre les parc d'activités
de Saumaty-Séon et le village d'entreprises de
St Henri (21,6%), et les trois cités de la Bricarde,
la Castellane et du Plan d'Aou (9%).
Ces chiffres sont conformes à l'objectif premier
de la zone franche qui était de revitaliser les
quartiers d'habitation par l'activité économique
de proximité.
La
taille :
-
61% des entreprises sont unipersonnelles,
-
27,5% ont 2 à 9 salariés
-
10,6% ont de 10 à 49 salariés
-
0,9% ont plus de 50 salariés.
Là aussi, les résultats sont en cohérence
avec le cœur de cible du dispositif ZFU qui est
constitué de petites entreprises.
EMPLOIS :
Près
de 1640 nouveaux emplois par an :
Ils étaient 2126 en 1997 ....ils sont 10 331
au 1er juillet 2002, soit un solde net de 8205 nouveaux
emplois localisés sur le territoire de la Zone
Franche Urbaine en 5 ans.
Parmi
des nouveaux emplois :
-
42% sont des créations,
-
45% sont des transferts,
-
13% proviennent de mouvements internes. (reprises,
re-localisations, etc….)
Dans le privé, les secteurs qui regroupent le
plus d'emplois sont les services aux entreprises (26,41%),
le commerce (19,44%), et la construction (15,84%).
Enfin, selon une enquête réalisée
par l'AGAM auprès de 144 entreprises de la zone
franche, 36% des nouveaux emplois recensés sur
le site, soit près de 2465, sont revenus à
des habitants de la zone franche (la moyenne nationale
est de 30%).
On est donc au-delà du minima de 20% prévu
par la loi au titre de la discrimination positive.
Observatoire Emploi de l'AGAM :
Doc
1
Doc
2
Doc
3
Au
30 juin 2002 :
1300 établissements supplémentaires
8200 emplois nouveaux
De simple dispositif de remise à niveau de quartiers
défavorisés, la zone franche est ainsi
devenue un véritable accélérateur
de croissance, tant pour les entreprises que pour la
ville elle-même.
Comme le souligne l'AGAM dans son tableau de bord de
l'économie marseillaise 1999-2000, le Nord, et
plus particulièrement la ZFU, tire l'activité
économique de la ville avec un taux de création
d'entreprises de 4,1%, contre 4,5% sur Euroméditerranée
et 2,2% sur l'ensemble de la commune.
Dans la même logique, le nombre de demandeurs
d'emplois a diminué deux fois plus vite au Nord
que sur Marseille entre 1997 et 2002 : - 34,6% contre
- 19,7%.
A l'échelon national, ce sont plus de 12 000
entreprises qui sont venues s'installer dans les 44
zones franches urbaines en 5 ans, dont près de
deux tiers sont des créations, et 52 000 nouveaux
emplois y sont apparus, dont la moitié sont des
créations nettes*. (*Source : Association Villes
& Quartiers.)
Bilan provisoire de l'observatoire de la Zone Franche
réalisée par l'AGAM (Agence d'Urbanisme
de l'Agglomération Marseillaise).
TEXTES
Article 2 de la loi du 14 novembre 1996
mise
en oeuvre du pacte de relance pour la ville
44
zones franches urbaines dont 38 en métropole
et 6 dans les DOM-TOM
DEFINITIONS DES ZONES FRANCHES :
fort taux de chômage
proportion
de jeunes sortis sans diplôme du système
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